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Sociologue & chercheuse (PhD) | Public health, chronic illness & migration | Access to rights | Interdisciplinary qualitative & ethnographic approaches

Chercheure associée au laboratoire Études sur les Sciences et les Techniques de l’Université Paris-Saclay (UR EST), je travaille sur les transformations du soin, du droit et des institutions, et sur l’expérience des personnes vulnérables confrontées à des contextes médicaux, sociaux et juridiques changeants.
Vous trouverez ici mes actualités scientifiques, mes travaux de recherche et mes activités d’enseignement.
Actualités récentes
Vous trouverez ici une sélection de mes actualités, présentations, tribunes et interventions récentes, présentées en ordre antéchronologique.
Tribune collective dans Le Monde, 25 novembre 2025. « Faisons de l’inclusion des seniors dans les essais cliniques un impératif scientifique et un symbole de justice sociale »

Je suis heureuse d’avoir contribué à cette tribune collective publiée dans Le Monde, qui rappelle un enjeu essentiel : garantir l’inclusion et la représentativité des personnes âgées dans la recherche clinique.
Ce texte prolonge les échanges de la restitution de l’étude ASTER 70s au Sénat, où nous avions souligné l’importance d’une recherche attentive à la diversité des trajectoires, des vulnérabilités et des vies qu’elle prétend soigner.
Au-delà de l’oncogériatrie, cette tribune pose deux questions centrales :
- Comment mener des essais qui ne laissent personne de côté ?
- Comment faire de l’innovation biomédicale un bien commun, réellement accessible à toutes et tous ?
Je remercie les collègues pour cette réflexion située au croisement de la santé publique, de l’éthique du soin et des sciences sociales — un espace où mes enquêtes sur les débuts de l’oncogériatrie trouvent particulièrement leur sens.
Pedagogy 2025. Emerging Theories, Teaching & Technologies. 19-21 novembre 2025. Virtual: UK, USA, Belgium

Présentation : At the Crossroads of Law, Policy, and Medicine: Pedagogical Lessons from a Migrant Legal Aid Clinic in France
Le 19 novembre, j’ai eu le plaisir de présenter, dans le panel “Rethinking Teaching / Rethinking Pedagogy” de la conférence Pedagogy 2025, quelques résultats d’une ethnographie au long cours menée depuis 2016 au sein d’une permanence juridique bénévole pour personnes migrantes.
Cette permanence, située au croisement du droit, de la santé, de l’interprétariat, du care et de l’activisme, montre comment l’apprentissage peut émerger dans des environnements incertains, distribués et profondément collaboratifs.
On y apprend en faisant, en improvisant, en s’ajustant aux autres – interprètes, bénévoles, personnes accompagnées – tout en naviguant entre contraintes juridiques, vulnérabilités et urgences très concrètes.
Un article plus complet est en cours d’écriture.
Congrès de la Société Française de Santé Publique (SFSP) – Santé mentale publique, 5-7 novembre 2025, Lille

Symposium – Santé mentale publique et démocratie en santé : comment faire ensemble autrement ?, 7 novembre 2025. Co-construction avec ma collègue anthropologue Stéphanie Larchanché.

J’ai eu la joie de co-construire, avec Stéphanie Larchanché (Résonance), un symposium consacré aux manières de « faire ensemble autrement » en santé mentale publique.
Nos quatre perspectives — du soin au droit, de la médiation à la langue — se sont faites conversation à partir des travaux et expériences des Dr. Florence Louppe, Stéphanie Puechavy et Félice Azéma (professeure agrégée de lettres).
Une salle comble, et un moment riche où la réflexion sur la santé mentale publique s’est tissée entre recherche, engagement et pratiques ordinaires du soin.
Nous avons exploré différentes manières de faire ensemble autrement :
- depuis le soin et les pratiques de résonance,
- depuis le droit comme porte d’entrée en santé publique mentale,
- depuis la médiation transculturelle,
- et depuis l’enseignement du français comme espace du lien social.
Ces approches, issues de terrains et de pratiques différentes, ont trouvé un fil commun : la reconnaissance mutuelle, la réparation et le lien comme fondements d’une santé mentale publique réellement démocratique.
Dans un contexte où les collectifs, associations et acteur.rices du quotidien jouent un rôle essentiel tout en subissant de fortes contraintes, cette réflexion prend une résonance particulière.
Notre prochaine étape : prolonger cette démarche partagée par l’écriture d’un article collectif.
Un grand merci à l’auditoire pour l’attention et la qualité des échanges, ainsi qu’au comité scientifique et au comité d’organisation du congrès pour avoir rendu possible une participation inclusive.


Restitution publique de l’étude ASTER 70s, 30 octobre 2025, Palais du Luxembourg, Paris

J’ai eu le plaisir de participer à la restitution publique de l’étude ASTER 70s au Sénat.
Un moment rare : revenir collectivement sur un essai majeur, conduit il y a plus de dix ans, qui interroge le bénéfice de la chimiothérapie adjuvante chez les femmes de plus de 70 ans atteintes d’un cancer du sein.
Au-delà des résultats biomédicaux essentiels, cette restitution rappelle l’importance de penser la recherche comme un espace commun, reliant cliniciens, chercheurs, patientes, institutions, financeurs et associations.
Elle met en lumière une question centrale : comment transformer la preuve scientifique en pratiques de soin justes, attentives et mesurées, dans un système hospitalier où le temps, l’écoute et le lien se fragilisent ?
Les échanges autour d’ASTER 70s ont également souligné combien la gériatrie constitue une composante essentielle de cette transformation : non pas une spécialité périphérique, mais un levier de justice sociale, d’équité et de mesure dans la prise en charge.
À travers elle, c’est toute la question du vieillissement, des maladies chroniques et de la coordination des parcours qui se trouve éclairée.
ASTER 70s nous rappelle qu’au-delà de la biomédecine, la recherche doit rester attentive à la complexité – et à l’égalité – des vies qu’elle prétend soigner.
L’oncogériatrie apparaît ici comme un laboratoire de ce que la médecine peut devenir lorsqu’elle cherche à conjuguer précision et humanité.
Un grand merci à celles et ceux qui ont rendu cette restitution possible, à Étienne Brain et aux équipes de l’étude ASTER70s, à l’Institut Curie, Unicancer, la Ligue contre le cancer, ainsi qu’à la Sénatrice Jocelyne Guidez pour son accueil au Palais du Luxembourg.
Et merci au Pr. Olivier Saint-Jean pour la clarté de son regard sur la gériatrie aujourd’hui.
11th International Conference on Social Science Methodology. 22–25 septembre 2025, Università degli Studi di Napoli Federico II (Naples, Italie)

Présentations :
WhatsApp Groups in the Reorganisation of Legal Assistance to Precarious Migrants
Session Ethnography: Reflexivity and Situated Knowledge Production (Francesco Sacchetti & Enrico Mariani)
How to Study Migrants’ Long Covid Experiences?
Session Methodological Challenges with Surveying Vulnerable / Hard-to-Reach Populations (Kari-Anne Lund)
Lors de la conférence ICSMM & RC33, j’ai présenté deux travaux relevant de l’adaptation méthodologique en sciences sociales face à des publics précaires ou invisibilisés.
Dans la première communication, j’ai analysé le rôle des groupes WhatsApp dans la réorganisation de l’accompagnement juridique des personnes migrantes précaires, montrant comment des outils numériques ordinaires deviennent des ressources professionnelles et relationnelles, et des médiations essentielles.
La seconde communication portait sur les dimensions méthodologiques et éthiques de l’étude du Covid long chez les personnes migrantes (projet ViCovLong, co-mené avec Gabriel Girard), et sur les conditions d’accès à des expériences de santé rendues largement invisibles dans les enquêtes conventionnelles.
Un congrès riche en échanges scientifiques, offrant un espace stimulant pour réfléchir aux méthodes mixtes, à la réflexivité et aux conditions réelles de production des savoirs dans des contextes de vulnérabilité.
Articles plus complets en cours d’écriture.


2nd MethodsNET Conference, 10-12 September 2025, Louvain-la-Neuve, Belgium

J’ai eu le plaisir de co-construire et co-animer, avec Danica Radovanović, Arnim Bleier et Felix Soldner, une Participatory Session lors de la conférence MethodsNET 2.
Intitulée Bridging Methodological Divides: Collaborative Synergies Between Qualitative and Quantitative Computational Social Science Research, cette session avait pour ambition de réfléchir collectivement aux conditions d’un véritable dialogue interméthodes entre :
- les approches qualitatives (ethnographie, analyse inductive, méthodes situées)
- et les approches computationnelles en sciences sociales (social network analysis, NLP, modélisations)
Quelques questions explorées :
- Que signifie réellement travailler ensemble, au-delà de la juxtaposition de méthodes ?
- Comment intégrer granularité qualitative et extensivité computationnelle sans les opposer ?
- Quelles conditions pratiques et institutionnelles permettent une interdisciplinarité authentique ?
- Quel rôle jouent les terrains, la réflexivité et les situations d’enquête dans ces articulations ?
La forme participative de la session a permis d’ouvrir une réflexion ancrée dans les pratiques de recherche, les difficultés concrètes et les possibles synergies.
Les échanges ont montré combien les approches hybrides peuvent enrichir la compréhension des phénomènes sociaux contemporains.
Un grand merci à toutes les personnes présentes pour la qualité des discussions !
5th ISA Forum of Sociology. Knowing Justice in the Anthropocene. 6-11 juillet 2025, Rabat, Maroc

J’ai eu le plaisir de contribuer aux échanges de la session JS-57 “Ethnographing Access to Rights in the Anthropocene / Ethnographier l’accès aux droits dans l’anthropocène”, organisée par Lauriane Dos Santos et Leïla Drif dans le cadre du 5th ISA Forum of Sociology — Knowing Justice in the Anthropocene (6–11 juillet 2025).
J’y ai présenté une communication intitulée « (Re)introducing Vulnerability in Asylum Procedures: Ethnography of Legal Support Work in Volunteer Clinics », fondée sur mon enquête ethnographique dans des permanences juridiques associatives « asile ». J’y ai analysé le travail d’accompagnement juridique mené dans les permanences juridiques associatives dans lesquelles les bénévoles et les interprètes s’efforcent de réintroduire la vulnérabilité dans les procédures de demande d’asile, souvent standardisées et éloignées des situations vécues.
Cette session riche a mis en lumière :
- l’importance des pratiques concrètes d’accès aux droits,
- le rôle déterminant de la société civile dans la justice migratoire,
- et la pertinence de l’ethnographie pour documenter les frictions, les médiations et les inégalités qui traversent les dispositifs contemporains du droit.
Je remercie également chaleureusement l’ensemble des intervenant.e.s : Fouzia Borj, Mickael Idrac, Naoual Mahroug, Anis Chérif-Alami, Nathalie Nunes, Justine Banegas et Umberto Di Maggio — pour la qualité de leurs contributions.
C’était particulièrement stimulant de voir émerger, collectivement, l’importance de documenter les pratiques juridiques ordinaires, souvent invisibles, qui rendent l’accès aux droits possible.
Vive l’ethnographie du droit et des pratiques juridiques !


Colloque « La rareté : une catégorie pertinente pour les sciences de la santé ? », 8–9 avril 2025, Rouen

Intervention : La rareté face à la chronicité, entre stigmates et invisibilités. Le cas de l’expérience des personnes vivant avec une maladie rare des vaisseaux du foie (MVF)
J’ai eu le plaisir d’intervenir au colloque « La rareté : une catégorie pertinente pour les sciences sociales de la santé ? », organisé par Hélène Kane, Yannick Le Henaff et Li Yong à l’Université de Rouen.
Mon intervention s’est appuyée sur une enquête qualitative menée dans le cadre du projet européen LIVEs — Quality of life of patients living with vascular liver diseases, consacré aux expériences de personnes vivant avec une maladie rare des vaisseaux du foie (MVF).
Je remercie chaleureusement les organisateurs pour la qualité scientifique du colloque et pour un format d’échanges stimulant et transversal.
Un grand merci également à mes collègues Agnès Dumas et Isabelle Aujoulat, avec lesquelles un article est actuellement en préparation.